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Image     Mercredi 25 juillet, nous avons eu l'immense bonheur et l'honneur d'entendre à la Chapelle de Kersaint-Landunvez un récital entier consacré à Mozart sous les doigts d'Émile Naoumoff.
Émile Naoumoff est le dernier disciple de Nadia Boulanger, héritier d'une longue tradition musicale ; il a joué dans le monde entier avec les plus grands chefs et les plus grands orchestres.

Image     Mozart fut un grand virtuose du piano, il a longtemps attendu avant d’aborder le genre de la sonate pour piano .Jusqu’à 1774-il avait 18 ans- Mozart avait écrit des sonates pour clavecin avec accompagnement de violon ou de flûte,genre très prisé à l’époque.
En fait, la partie la plus importante de son œuvre a été écrite pour piano forte,l’ancêtre du piano qui, lorsque Mozart le découvre, est un instrument qui va supplanter le clavecin grâce aux améliorations techniques que les facteurs d’instruments ne cessent de lui apporter. C’est pour ces instruments que Mozart va composer. Il écrira 18 sonates pour piano, six fantaisies et des pièces diverses.
Toutes les sonates pour piano sont en trois mouvements et Mozart adopte le plus souvent la forme classique d’un mouvement lent entouré de deux mouvements vifs,le dernier étant généralement un rondo et le premier un allegro.La forme de la fantaisie, qui provenait du 15e et 16e siècle, évoquait une composition de structure assez libre et proche de l’improvisation.

Le programme que nous a donné Émile Naoumoff :

Fantaisie en ut mineur, K.396
Commencée à Vienne en 1782, elle est le témoin par son improvisation, de la transition entre la période baroque et la période classique.

Rondo en la mineur, K.311
Le dernier mouvement de cette sonate de virtuosité et divertissement se caractérise par sa verve et son rythme de chasse. Au centre, Mozart y a intercalé une cadence de virtuosité.

ImageSonate en la mineur, K.310
Cette sonate, écrite au moment de la mort de sa mère à Paris en 1778.
L’allegro est rempli d’effets pathétiques et tragiques.
L’andante cantabile con espressione reste extrêmement sombre malgré la note souriante de ses premières mesures.
Le presto finale conserve la même intensité poignante. A noter que ce finale est un des rares rondos écrits par Mozart dans le mode mineur.

Fantaisie en ré mineur, K.397
Cette pièce célèbre, relativement courte, est proche des pages improvisées de Karl Philipp Emmanuel Bach. Elle débute par un adagio pathétique et violent. Le finale, en ré majeur, conclut dans une atmosphère d’allégresse.

Fantaisie en ut mineur, K.475
Elle a été achevée en 1785 à Vienne, quelques mois après la sonate en ut mineur. Il existe un lien intime entre les deux œuvres :même émotion,même agitation tragique et mêmes instants de tendresse. Le génie d’improvisateur de Mozart est amplifié par un langage libre et audacieux. L’adagio initial débute par des accents dramatiques suivis d’épisodes lyriques.
Un allégro très bref va introduire un andantino qui débouche sur un mouvement très agité qui se calme pour amorcer le retour de l’introduction peu modifiée.

Sonate en ut mineur, K.457
Cette sonate précède la fantaisie en ut mineur. Son premier mouvement, allegro, est caractérisé par l’opposition de l’unisson « forte » et de sa réponse « piano». L’adagio contraste avec lui par son calme intérieur. Le final apparaît comme une page tragique et désespérée. On a pu dire de ce mouvement qu’il annonçait Beethoven.

ImageEt, encore mieux mieux qu'un texte, une vidéo de ce concert, sur YouTube :
Cosi Fan Tutte's Terzettino transcrit par Émile Naoumoff, joué à Kersaint, ce mercredi 25 juillet 2012

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